Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand,

ils s’évanouissent :

plus d’espérance !

(Job 7.6)

 

Lecture proposée : (Psaume 84)

Bénédiction dans la maison de Dieu

1 Au chef de chœur, sur la guitthith.
Psaume des descendants de Koré.
2 Combien tes résidences sont aimées,
Éternel, maître de l'univers!
3 Mon âme soupire et même languit
après les parvis de l’Éternel.
Tout mon être pousse des cris de joie
vers le Dieu vivant.
4 Même le moineau trouve une maison,
et l'hirondelle un nid où elle dépose ses petits.
Moi, je soupire après tes autels,
Éternel, maître de l'univers,
mon roi et mon Dieu!
5 Heureux ceux qui habitent ta maison:
ils peuvent te célébrer sans cesse.    – Pause.
6 Heureux ceux qui trouvent leur force en toi:
ils trouvent dans leur cœur des chemins tout tracés.
7 Lorsqu'ils traversent la vallée des pleurs,
ils la transforment en un lieu plein de sources,
et la pluie la couvre aussi de bénédictions.
8 Leur force augmente pendant la marche,
et ils se présentent devant Dieu à Sion.
9 Éternel, Dieu de l'univers, écoute ma prière!
Prête l'oreille, Dieu de Jacob!          – Pause.
10 Toi qui es notre bouclier, vois, ô Dieu,
regarde le visage de celui que tu as désigné par onction!
11 Mieux vaut un jour dans tes parvis
que 1000 ailleurs.
Je préfère me tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu
plutôt que d'habiter sous les tentes des méchants,
12 car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier.
L’Éternel donne la grâce et la gloire,
il ne refuse aucun bien
à ceux qui marchent dans l'intégrité.
13 Éternel, maître de l'univers,
heureux l'homme qui se confie en toi!

 

 

 

COMME LA NAVETTE DU TISSERAND

 

En 1905, dans une ferme près d’Aubagne, le jeune Marcel Pagnol se désole. Il vient d’apprendre la fin des vacances. Comme un rêve qui se termine, il doit quitter ses hauteurs provençales bien-aimées pour la rentrée des classes à Marseille… Pourtant sa mère et sa tante en parlaient à table depuis huit jours ; mais, tellement absorbé par ses escapades dans les montagnes d’alentour avec son ami Lili, il ne voulait pas l’entendre ! Dans ses mémoires Confidences Marcel Pagnol compare ce temps d’insouciance à celui des gens qui savent qu’ils mourront un jour, mais qui se disent, comme il l’écrira lui-même : « Ce n’est pas encore le moment d’examiner à fond ce problème. Nous y penserons en temps et en lieu » (Le Château de ma mère).

 

Fatalement, l’homme découvre que le temps passe vite : Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand… Peu se soucient d’être en règle avec Dieu dans la perspective de l’au-delà. L’Évangile ? Combien ne veulent pas l’entendre ? Bientôt, l’âme insouciante se désole : « Ce qui est dans ma vie ne sera plus… ». Mais qui écoute et se donne à Jésus-Christ au temps opportun s’écrie : « Je t’ai rencontré, je me suis donné à toi par la foi, je ne quitterai plus les hauteurs bien-aimées de ta maison… ». Le temps effraie l’insouciant, mais pas celui qui se confie en Christ !

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Dominique Moreau)

 

Ichtus (2)