La joie

 

La joie que donne l’Éternel est votre force

(Néhémie 8.10)

 

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Néhémie 8:1-12 (Segond 21)

1 Alors tout le peuple s'est rassemblé comme un seul homme sur la place qui fait face à la porte des eaux. Ils ont demandé au scribe Esdras d'apporter le livre de la loi de Moïse, prescrite par l’Éternel à Israël, 2 et Esdras, qui était aussi prêtre, a apporté la loi devant l'assemblée. Celle-ci était composée d'hommes et de femmes, de tous ceux qui étaient aptes à la comprendre. C'était le premier jour du septième mois. 3 Esdras a lu dans le livre depuis le matin jusqu'à la mi-journée, sur la place qui fait face à la porte des eaux, en présence des hommes et des femmes, de ceux qui étaient en âge de comprendre. Le peuple tout entier s'est montré attentif à la lecture du livre de la loi.
4 Le scribe Esdras se tenait debout sur une estrade en bois, fabriquée pour l'occasion. A côté de lui, à sa droite, se tenaient Matthithia, Shéma, Anaja, Urie, Hilkija et Maaséja, et à sa gauche Pedaja, Mishaël, Malkija, Hashum, Hashbaddana, Zacharie et Meshullam. 5 Esdras a ouvert le livre de façon visible pour le peuple dans son entier – puisqu'il était surélevé par rapport à lui – et lorsqu'il a fait ce geste, tout le peuple s'est mis debout. 6 Esdras a béni l’Éternel, le grand Dieu, et tous les membres du peuple ont répondu: «Amen! Amen!» en levant les mains, puis ils se sont prosternés et ont adoré l’Éternel, le visage contre terre. 7 Josué, Bani, Shérébia, Jamie, Akkub, Shabbethaï, Hodija, Maaséja, Kelitha, Azaria, Jozabad, Hanan et Pelaja, qui étaient lévites, expliquaient la loi au peuple, et celui-ci est resté debout sur place. 8 Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu'ils avaient lu.
9 Le gouverneur Néhémie, le prêtre et scribe Esdras et les Lévites qui donnaient des explications ont dit à l'ensemble du peuple: «Ce jour est un jour saint pour l’Éternel, votre Dieu. Ne prenez pas le deuil et ne pleurez pas!» En effet, le peuple tout entier pleurait à l'écoute des paroles de la loi. 10 Ils ont ajouté: «Allez manger un bon repas et boire des liqueurs douces, en envoyant des parts à ceux qui n'ont rien préparé, car ce jour est un jour saint pour notre Seigneur. Ne soyez pas tristes, car c'est la joie de l’Éternel qui fait votre force.» 11 Les Lévites calmaient tout le peuple en disant: «Taisez-vous, car ce jour est saint. Ne soyez pas tristes!» 12 L'ensemble du peuple est donc allé manger et boire, envoyer des parts à d'autres et s'adonner à de grandes réjouissances. Ils avaient en effet compris les paroles qu'on leur avait exposées.

 

Le jour où Esdras le scribe lut le livre de la Loi de Dieu en présence de l'assemblée fut un jour d'affliction et de repentance. Soudain, toute une génération d'Israélites se rendait compte de ce que les générations antérieures avaient abandonné : une alliance d'amour avec le grand Dieu tout-puissant. Et, d'après Néhémie, ils pleurèrent.

 

Avez-vous déjà pleuré sur vos échecs ? Vider son cœur de lourds péchés irréparables est une expérience d'humilité. Le cœur humain ne se sent jamais aussi faible que lorsqu'il se retrouve face à ses défauts indéniables. Notre humanité est criblée de péché, et nous ne pouvons rien y faire. Nous sommes faibles et impuissants.

 

Croyez-le ou pas, il n'est point de meilleur endroit. C'est dans notre faiblesse que Dieu nous rencontre, et il élève les humbles. « Heureux ceux qui pleurent, car Dieu les consolera » (Matthieu 5.4) Quelle fragilité bénie que de n'avoir aucun droit devant Dieu, aucune parole pour se justifier, absolument aucune capacité de négociation ! Une fois que nous l'acceptons, nous pouvons accepter sa provision, et il n'existe pas de plus grande joie. C'est tout ce dont nous avons besoin. Nous passons alors de la faiblesse à la force, car c'est dans notre vulnérabilité la plus évidente que la puissance de Dieu et sa présence se manifestent avec le plus d'éclat. Nous pouvons laisser tomber nos douloureuses tentatives d'autosuffisance et accepter que lui seul est suffisant. Aucune joie n'est plus grande que celle de se rendre compte que tout repose sur ses épaules et non sur les nôtres.

 

....AUX ACTES

 

Connaissez-vous la joie de Dieu ? L'avez-vous déjà entendu vous parler dans votre chagrin et vous dire, avec Néhémie : « Ce jour est un jour consacré à notre Seigneur. Ne vous affligez donc pas, car la joie que donne l’Éternel est votre force »  ? Le chrétien dépourvu de joie porte un fardeau qu'aucun être humain n'est capable de porter. Le chrétien joyeux a déjà affronté sa faiblesse et a accepté la force de Dieu, en lui abandonnant ses fardeaux. Apprenez l'art de lâcher vos fardeaux ; soyez fort et joyeux.

 

(Extrait du livre de 365 Méditations : « Dans ses pas» de Chris Tiegreen)

 

Ichtus (2)