Ayant entendu parler de Jésus,

il lui envoya quelques anciens des juifs,

pour le prier de venir guérir son serviteur

(Luc 7.3)

 

Lecture proposée (Luc 7.1-10)

1 Après avoir prononcé toutes ces paroles devant le peuple qui l'écoutait, Jésus entra dans Capernaüm. 2 Un officier romain avait un esclave auquel il était très attaché et qui était malade, sur le point de mourir. 3 Il entendit parler de Jésus et il lui envoya quelques anciens des Juifs pour lui demander de venir guérir son esclave. 4 Ils arrivèrent vers Jésus et le supplièrent avec insistance, disant: «Il mérite que tu lui accordes cela, 5 car il aime notre nation et c'est lui qui a fait construire notre synagogue.»
6 Jésus partit avec eux. Il n'était plus très loin de la maison quand l'officier envoya des amis [vers lui] pour lui dire: «Seigneur, ne prends pas tant de peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. 7 C'est aussi pour cela que je n'ai pas jugé bon d'aller en personne vers toi. Mais dis un mot et mon serviteur sera guéri. 8 En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs et j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Pars!' et il part, à un autre: ‘Viens!' et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci!' et il le fait.»
9 Lorsque Jésus entendit ces paroles, il admira l'officier et, se tournant vers la foule qui le suivait, il dit: «Je vous le dis, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi.»
10 De retour à la maison, les personnes envoyées par l'officier trouvèrent l'esclave [qui avait été malade] en bonne santé.

 

 

 

DEVENIR UNE SOURCE D’AIDE

 

Maladroitement, l’ouvrier, un solide gaillard, m’a demandé : « Vous voulez bien prier pour ma sœur ? ». Je l’ai regardé d’un air soupçonneux.

 

Quelques mois plus tôt, la chaleur humide d’août avait intensifié les émotions dans l’usine où je travaillais cet été-là, car les ouvriers menaçaient de faire la grève. Les dirigeants imposaient un rythme de travail effréné et les syndiqués leur tenaient tête.

 

Durant les pauses, les dirigeants du syndicat nous incitaient à réduire la production. Ma foi et mon idéalisme m’ont valu de tomber en disgrâce auprès de mes collègues, parce que je me disais que Dieu n’accepterait rien de moins de ma part que le meilleur de moi-même. Naïvement, j’ai essayé de m’expliquer.

 

Mes collègues s’étaient mis à me harceler et ce grand costaud leur avait servi de chef de bande. Cette tâche indésirable ? C’est à moi que Dieu l’a confiée. J’étais devenu la cible de toutes les blagues de mauvais goût.

 

J’ai donc accueilli cette requête avec méfiance. « Pourquoi moi ? » Sa réponse m’a renversé : « Parce qu’elle a le cancer et que j’ai besoin de quelqu’un que Dieu va entendre », m’a-t-il répondu d’un ton bourru. La rancœur entre nous s’est atténuée au fil de ma prière pour sa sœur.

 

Comme le centenier dans Luc 7, les gens qui traversent une tempête de vie n’ont pas de temps à perdre et en viennent directement aux faits. Ils vont tout droit à ceux dont ils jugent la foi réelle. Nous devons les imiter. Notre vie est-elle à l’image d’une source d’aide branchée sur Dieu ?

 

(Même celui dont l’âme est la plus endurcie peut demander de l’aide lorsque l’un de ses êtres chers est en danger)

 

(Extrait de « Notre Pain Quotidien » - R.K)

Ichtus (2)