Sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon

(Hébreux 9.22)

 

Lecture proposée : (Romains 5.6-21)

6 En effet, alors que nous étions encore sans force, Christ est mort pour des pécheurs au moment fixé. 7 A peine mourrait-on pour un juste; peut-être accepterait-on de mourir pour quelqu'un de bien. 8 Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous: alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. 9 Puisque nous sommes maintenant considérés comme justes grâce à son sang, nous serons à bien plus forte raison sauvés par lui de la colère de Dieu. 10 En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu grâce à la mort de son Fils lorsque nous étions ses ennemis, nous serons à bien plus forte raison sauvés par sa vie maintenant que nous sommes réconciliés. 11 Bien plus, nous plaçons notre fierté en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons reçu la réconciliation.
12 C'est pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, de même la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché. 13 En effet, avant que la loi ne soit donnée, le péché était déjà dans le monde. Or, le péché n'est pas pris en compte quand il n'y a pas de loi. 14 Pourtant la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, même sur ceux qui n'avaient pas péché par une transgression semblable à celle d'Adam, qui est l'image de celui qui devait venir. 15 Mais il y a une différence entre le don gratuit et la faute. En effet, si beaucoup sont morts par la faute d'un seul, la grâce de Dieu et le don de la grâce qui vient d'un seul homme, Jésus-Christ, ont bien plus abondamment été déversés sur beaucoup. 16 Et il y a une différence entre ce don et les conséquences du péché d'un seul. En effet, c'est après un seul péché que le jugement a entraîné la condamnation, tandis que le don gratuit entraîne l'acquittement après un grand nombre de fautes. 17 Si par un seul homme, par la faute d'un seul, la mort a régné, ceux qui reçoivent avec abondance la grâce et le don de la justice régneront à bien plus forte raison dans la vie par Jésus-Christ lui seul.
18 Ainsi donc, de même que par une seule faute la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte d'acquittement la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes. 19 En effet, tout comme par la désobéissance d'un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, beaucoup seront rendus justes par l'obéissance d'un seul. 20 L'intervention de la loi a entraîné la multiplication des fautes, mais là où le péché s'est multiplié, la grâce a surabondé. 21 Ainsi, de même que le péché a régné par la mort, de même la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.

 

 

 

FAUT-IL QUE LE SANG COULE ?

 

Marquée par le début de XXème siècle, la dramaturge polonaise Zofia Nalkowska affirme : « Aucune grande cause dans l'histoire du monde n'a triomphé sans effusion de sang » (Médaillons, 1927).

 

Aussi loin que l'on remonte, l'Histoire paraît bien souvent être un récit de conquêtes, de guerres, de violences de toute sorte. Sur deux millénaires, il y a bien peu de périodes où le sang n'a pas coulé. Les conquérants – ou les libérateurs – voulaient à chaque fois faire triompher leur cause.

 

Mais j'interprète aussi l'affirmation de Zofia Nalkowska dans un autre sens. Notre calendrier distingue en effet deux périodes : avant et après Jésus-Christ. Pourquoi ce jalon dans l'histoire du monde ? A la jointure de ces deux périodes, il y a une effusion de sang : les hommes ont fait couler le sang de Jésus.

 

On pourrait se dire que la mort d'un seul homme est moins grave que les massacres de millions d'êtres humains qui ont été commis plusieurs fois au cours de l'Histoire. Mais cette mort-là est particulière. Jésus annonçait la Bonne Nouvelle et le pardon (Luc 23.34)[[Jésus dit: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.»]Ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. ]. Il a été rejeté et, bien qu'innocent, il a été condamné au cours d'un procès truqué. Sa vie fut-elle donc un échec, et sa mort inutile ?

 

La Bible dit au contraire qu'en donnant sa vie Jésus la réussissait : c'est par le sang qu'il a répandu que Jésus nous apporte le pardon.

 

Extrait des « Méditations Quotidiennes – Jean-Louis Théron)

Ichtus (2)