Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu

(Hébreux 12.15)

 

Lecture proposée :

(Ruth 1)

Perte d'une famille

1 A l'époque des juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléhem de Juda partit avec sa femme et ses deux fils s'installer dans le pays de Moab. 2 Le nom de cet homme était Elimélec, celui de sa femme Naomi, et ses deux fils s'appelaient Machlon et Kiljon; ils étaient éphratiens, de Bethléhem en Juda. Arrivés au pays de Moab, ils s'y établirent. 3 Elimélec, le mari de Naomi, mourut et elle resta avec ses deux fils. 4 Ils prirent des femmes moabites – l'une s'appelait Orpa et l'autre Ruth – et ils habitèrent là environ 10 ans. 5 Machlon et Kiljon moururent aussi tous les deux et Naomi resta privée de ses deux fils et de son mari.
6 Alors elle se leva, elle et ses belles-filles, afin de quitter le pays de Moab. En effet, elle y avait appris que l’Éternel était intervenu en faveur de son peuple et lui avait donné du pain. 7 Elle partit de l'endroit où elle habitait, accompagnée de ses deux belles-filles, et elle se mit en route pour retourner dans le pays de Juda.
8 Naomi dit à ses deux belles-filles: «Allez-y, retournez chacune dans la famille de votre mère! Que l’Éternel agisse avec bonté envers vous, comme vous l'avez fait envers ceux qui sont morts et envers moi! 9 Que l’Éternel fasse trouver à chacune du repos dans la maison d'un mari!» Puis elle les embrassa. Elles se mirent à pleurer tout haut 10 et lui dirent: «Non, nous irons avec toi vers ton peuple.» 11 Naomi dit: «Retournez chez vous, mes filles! Pourquoi viendriez-vous avec moi? Suis-je encore en état d'avoir des fils qui puissent devenir vos maris? 12 Retournez chez vous, mes filles, allez-y! Je suis trop vieille pour me remarier. Et même si je disais: ‘J'ai de l'espérance', même si cette nuit j'étais avec un homme et que je mette au monde des fils, 13 attendriez-vous pour cela qu'ils aient grandi, refuseriez-vous pour cela de vous marier? Non, mes filles, car à cause de vous je suis dans une grande amertume parce que l’Éternel est intervenu contre moi.» 14 Elles se remirent à pleurer tout haut. Orpa embrassa sa belle-mère, mais Ruth lui resta attachée.
15 Naomi dit à Ruth: «Tu vois, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux; retourne chez toi comme elle!» 16 Ruth répondit: «Ne me pousse pas à te laisser, à repartir loin de toi! Où tu iras j'irai, où tu habiteras j'habiterai; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu; 17 où tu mourras je mourrai et j'y serai enterrée. Que l’Éternel me traite avec la plus grande sévérité si autre chose que la mort me sépare de toi!» 18 La voyant décidée à l'accompagner, Naomi cessa d'insister auprès d'elle.
19 Elles firent ensemble le voyage jusqu'à leur arrivée à Bethléhem. Lorsqu'elles entrèrent dans Bethléhem, toute la ville fut dans l'agitation à cause d'elles. Les femmes disaient: «Est-ce bien Naomi?» 20 Elle leur dit: «Ne m'appelez pas Naomi, appelez-moi Mara, car le Tout-Puissant m'a remplie d'amertume. 21 J'étais dans l'abondance à mon départ et l’Éternel me ramène les mains vides. Pourquoi m'appelleriez-vous Naomi, après que l’Éternel s'est prononcé contre moi, après que le Tout-Puissant a provoqué mon malheur?»
22 C'est ainsi que Naomi et sa belle-fille, Ruth la Moabite, revinrent du pays de Moab. Elles arrivèrent à Bethléhem au début de la moisson de l'orge.

 

 

 

AMERTUME

 

Naomi a des raisons d'être amère. Après une famine dans son pays, elle a suivi son mari en terre de Moab où il a décidé de s'installer. Ses enfants se sont mariés, mais les unions sont restées stériles. Son mari est maintenant décédé, ses enfants aussi. Elle est veuve, sans descendance et dans un pays étranger.

 

Ayant appris que Dieu a béni son peuple, Naomi décide de rentrer en Terre promise. Elle est amère, car elle y avait été dans l'abondance et elle y revient sans rien.

 

Qui est donc ce Dieu qui lui a pris les siens et qui la renvoie chez elle à vide ?

 

L'amertume de Naomi lui fait perdre de vue plusieurs choses. Elle a deux belles-filles formidables avec qui elle a su entretenir d'excellentes relations ; elle a un parent fortuné (Boaz) qui peut l'aider, et surtout, un Dieu exceptionnel.

 

Au yeux des hommes de l'époque, cette petite veuve qui avait tout perdu ne pesait pas lourd, mais aux yeux de Dieu elle avait une grande valeur. Dieu va donner à Naomi au-delà de tout ce qu'elle espérait : une descendance dans laquelle figure un certain Jésus-Christ.

 

Et nous ? Sommes-nous en train de fuir une situation difficile comme le mari de Naomi ? Sommes-nous amers suite à des événements tragiques ? Avons-nous perdu de vue les bienfaits de Dieu et ce qu'il peut faire dans notre vie sinistrée dès que nous la lui confions ?

 

Extrait des « Méditations Quotidiennes – Eric Preud'homme)

Ichtus (2)