AUJOURD'HUI JE MARCHE FIDELEMENT AVEC MON DIEU

 

Mes parents se sont convertis quand j’avais environ 6 ans. J’ai grandi en allant à l’école du dimanche, mais arrivée à l’adolescence, la parole de Dieu ne m’intéressait plus et je ne voulais plus aller à l’église. Ils m'ont donc forcée à y aller jusqu’à l’âge de 15 ans.

 

Vers 16/18 ans j'ai commencé à fréquenter les garçons, à sortir en boîte de nuit avec les copains du lycée, et j'ai mis Dieu de côté, tout en sachant qu’il existait et qu’il était là. Au même moment sont apparues de grosses angoisses, une profonde tristesse et une dépression. Cela n'a fait qu'empirer au fil des années mais j’essayais de gérer cela par mes propres moyens. J'ai consulté plusieurs psychiatres et psychologues mais en vain, le mal était plus profond.

 

J'ai terminé mes études à l'âge de 23 ans puis ai quitté le logement familial pour aller vivre avec mon petit copain. Je me suis installée à 50 kms de chez mes parents, mais au bout de 2 ans, qui n’ont pas été du tout faciles, une nuit, complètement paniquée, j'ai quitté copain, appartement et travail et suis revenue chez mes parents, très mal en point.

 

Obsédée par l’idée d’être seule, j'ai rencontré, 2 mois après, sur un site de rencontre sur internet, celui qui allait devenir mon mari . J'ai 26 ans lorsque je pars sur Marseille m’installer avec lui. Les angoisses sont toujours là et reprennent de plus belle dans ce nouvel environnement que je ne connais pas. Les premiers temps, j’ai essayé de gérer mes angoisses ; ça se passait tant bien que mal.

 

En 2008, 3 ans après notre rencontre, nous nous sommes mariés. Nous avons décidé d’avoir un enfant mais on m'a décelé une endométriose et j'ai du être opérée d' urgence. Suite à cette opération, j'ai été victime d’un choc post-traumatique me plongeant rapidement dans un état de panique permanent au point, à terme, de ne plus pouvoir sortir de chez moi. Tout m’angoissait et j’avais l’impression de devenir complètement folle. Mon mari et ma famille étaient impuissants face à mon état et ne savaient plus quoi faire. Mon état étant devenu très inquiétant, le pasteur de l’église de mes parents et sa femme, m'ont proposé de venir passer quelques jours chez eux dans le Gard. C'était en fin d’année 2009.

 

Et c’est pendant cette semaine éprouvante où nous avons beaucoup parlé, beaucoup prié, que j'ai donné mon cœur au Seigneur.

 

Une semaine plus tard, je suis rentrée chez moi transformée, mais surtout, libérée. J’ai pu reprendre mon travail et sortir de chez moi. Le Seigneur avait fait en une semaine ce que psychiatres et psychologues n’avaient pas réussi au long de tant d'années. Le Seigneur m’a fait grâce et je me demande encore pourquoi et comment j’ai pu lui résister aussi longtemps.

 

3 mois après j'étais enceinte de notre merveilleuse petite fille, alors que cela faisait un an et demi que nous essayions d’avoir un enfant. Nous avions même entamé les démarches pour une FIV. Notre fille est née en novembre 2010.

 

Depuis je marche fidèlement avec mon Dieu, même si ce n’est pas tous les jours facile, j’apprends tous les jours à dépendre de lui et combien il est fidèle et bon avec nous.

 

Aujourd'hui encore, à travers les épreuves que j’ai traversées dans mon couple récemment, je vois sa main bénie sur moi et ma famille.

 

Gloire lui soit rendue. Amen

MélanieR.

Ichtus (2)