QUEL EST LE SENS DE LA MALADIE ?

 

Hors de la course

 

La vie a changé tout d’un coup. Hier encore, nous étions en pleine course et notre programme débordait d’activités. Nous vivions stressés et environnés de bruit. La vie était tout autre chose qu’un long fleuve paisible coulant à nos côtés. Nous avions notre mot à dire, des responsabilités à porter…

 

Aujourd’hui, nous voilà arrêtés, immobilisés sur un lit d’hôpital ou à la maison, nous dépendons de l’aide d’autrui et sommes obligés de constater que le monde continue de tourner…

 

Quel est le sens profond de la maladie ? A-t-elle réellement un sens ou est-elle simplement une panne fâcheuse ?

 

Un temps pour la réflexion

 

Je dirais que, le temps d’une maladie, Dieu veut nous amener à réfléchir ; il nous invite à rentrer en nous-mêmes. C’est ce qui nous fait si souvent défaut. Nous sommes trop occupés avec notre famille, notre travail, nos problèmes et ceux des autres pour avoir le temps de réfléchir sur nous-mêmes.

 

Mais, voilà que la question se pose : Acceptons-nous ce calme qui nous est imposé ? Ou allons-nous nous rebeller ? Ne peut vraiment réfléchir que celui qui accepte sa situation avec sérénité. C’est dans le calme que nous commençons à écouter et à comprendre.

 

Il se pourrait que se soient des questions fondamentales qui nous assaillent. Des questions en rapport avec la vie, auxquelles nous n’avions guère songé jusqu’alors ou que nous avions toujours refoulées.

 

Quel est le sens de la vie ?

 

Voici la vraie question : Quel est le sens de la vie ? Des personnes seules – mais il n’y a pas qu’elles – sont tourmentées par cette interrogation.

 

Alors nous nous mettons à répondre : le sens de ma vie, c’est mon mariage, ma famille, mon travail, ma passion ! Le sens de ma vie, c’est la musique, la nature, les arts, le sport ! Mais est-ce suffisant ? Réellement suffisant ? Est-ce suffisant pour résister à des crises et à des catastrophes ? Ne devrions-nous pas rechercher le sens de la vie dans ce qui est éternel, auprès de Dieu qui nous a créés ?

 

Or, voilà la question : quel est le fondement de ma vie ? A quoi puis-je m’accrocher ? A ma santé ? Celle-ci est, du moins pour le moment, plutôt chancelante. A ma réussite ? Pour l’instant, elle ne m’est guère utile.

 

Un fondement inébranlable

 

Nous avons besoin d’un fondement solide qui ne s’effondre pas sous les secousses de la vie. Connaissons-nous ce fondement ? Car il est une autre question, bien plus fondamentale encore : qu’en sera-t-il si nous devons mourir ? Avons-nous trouvé une vraie réponse à la question de l’au-delà ? Il se peut que, pendant longtemps, nous ayons soigneusement refoulé cette question ; mais, dans les jours de la maladie, elle resurgit dans notre esprit : et si je devais mourir ? Il est trop facile de dire : eh bien, alors tout sera terminé !

 

Le temps de la maladie est un temps de calme, de réflexion. Ne laissons pas la radio ou la télé étouffer ces pensées ! Cela nous empêcherait de passer du temps avec Dieu. Et c’est justement cela le sens de la maladie : nous permettre d’avoir enfin du temps pour lui.

 

(Flyer de « Mission des traités de Dijon – K. Heimbucher)

 

1 Pierre 5:10 (Segond 1910)

 

« Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus Christ à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.»

 

 

 

 

 

Ichtus (2)