ROMAINS

La voie du salut

4/6

 

ET LES JUIFS ?

 

Lecture préalable : Romains 9.1-11

 

« 1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens pas, ma conscience m'en rend témoignage par le Saint-Esprit: 2 j'éprouve une grande tristesse et j'ai dans le cœur un chagrin continuel. 3 Oui, je voudrais être moi-même maudit et séparé de Christ pour mes frères, mes propres compatriotes, 4 les Israélites; c'est à eux qu'appartiennent l'adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses 5 et les patriarches; c'est d'eux que le Christ est issu dans son humanité, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement. Amen!
6 Ce n'est pas que la parole de Dieu soit sans effet. Non, car ceux qui sont issus d'Israël ne sont pas tous Israël, 7 et bien qu'étant de la descendance d'Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants. Au contraire, il est dit:
C'est par Isaac qu'une descendance te sera assurée.  8 Cela signifie que ce ne sont pas les descendants simplement biologiques qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont considérés comme sa descendance. 9 La parole que voici était en effet une promesse: Je reviendrai à la même époque et Sara aura un fils.  10 De plus, tel a aussi été le cas pour Rebecca qui a eu des enfants d'un seul homme, notre ancêtre Isaac: 11 les enfants n'étaient pas encore nés et n'avaient donc fait ni bien ni mal – afin que le plan de Dieu subsiste, conformément à son choix et sans dépendre des œuvres mais de celui qui appelle – »

 

Le sujet : Si les Juifs aussi bien que les Gentils obtiennent la paix avec Dieu par la foi en Jésus-Christ, que deviennent les privilèges réservés aux Juifs ? Et pourquoi ces derniers n’ont-ils pas accepté l’Evangile quand il leur a été prêché ? Paul répond à ces questions tout en nous parlant beaucoup du salut.

 

Le choix mystérieux de Dieu (Lire 9.1-8)

 

« 1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens pas, ma conscience m'en rend témoignage par le Saint-Esprit: 2 j'éprouve une grande tristesse et j'ai dans le cœur un chagrin continuel. 3 Oui, je voudrais être moi-même maudit et séparé de Christ pour mes frères, mes propres compatriotes, 4 les Israélites; c'est à eux qu'appartiennent l'adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses 5 et les patriarches; c'est d'eux que le Christ est issu dans son humanité, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement. Amen!
6 Ce n'est pas que la parole de Dieu soit sans effet. Non, car ceux qui sont issus d'Israël ne sont pas tous Israël, 7 et bien qu'étant de la descendance d'Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants. Au contraire, il est dit:
C'est par Isaac qu'une descendance te sera assurée.  8 Cela signifie que ce ne sont pas les descendants simplement biologiques qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont considérés comme sa descendance. »

 

Quand Dieu a décidé de nous sauver, il a commencé par choisir une nation où son propre Fils naîtrait un jour, les Juifs. Il les a bénis plus que n’importe quel autre peuple de la terre. Cependant, quand le Christ est effectivement venu, la plupart des Juifs n’ont pas cru en lui. Le plan de Dieu était-il donc imparfait ?

 

Paul rejette cette idée car le Dieu de la Bible dirige les actions des hommes et il arrive toujours à ses fins. Il utilise même notre incrédulité et notre désobéissance quand elles favorisent ses desseins.

 

Paul démontre que les Juifs ne le sont pas tous véritablement. Il ne suffit pas d’être né Juif pour être sauvé : les authentiques enfants d’Abraham sont ceux qui imitent sa foi.

 

Le salut est simple (Lire 10.5-15)

 

« 5 En effet, Moïse décrit ainsi la justice qui vient de la loi: L'homme qui mettra ces prescriptions en pratique vivra par elles.  6 Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi: «Ne dis pas dans ton cœur: ‘Qui montera au ciel?' ce serait en faire descendre Christ; 7 ou: ‘Qui descendra dans l'abîme?' ce serait faire remonter Christ de chez les morts.» 8 Que dit-elle donc? La parole est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or cette parole est celle de la foi, que nous prêchons. 9 Si tu reconnais publiquement de ta bouche que Jésus est le Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité, tu seras sauvé. 10 En effet, c'est avec le cœur que l'on croit et parvient à la justice, et c'est avec la bouche que l'on affirme une conviction et parvient au salut, comme le dit l'Ecriture: 11 Celui qui croit en lui ne sera pas couvert de honte. 
12 Ainsi, il n'y a aucune différence entre le Juif et le non-Juif, puisqu'ils ont tous le même Seigneur, qui se montre généreux pour tous ceux qui font appel à lui. 13 En effet,
toute personne qui fera appel au nom du Seigneur sera sauvée. 14 Mais comment donc feront-ils appel à celui en qui ils n'ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler? Et comment entendront-ils parler de lui, si personne ne l'annonce? 15 Et comment l'annoncera-t-on, si personne n'est envoyé? Comme il est écrit: Qu'ils sont beaux les pieds [de ceux qui annoncent la paix,] de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles! »

 

Les Juifs n’ont pas rejeté la bonne nouvelle du salut en Christ parce qu’elle était trop compliquée. Au contraire, rien ne pouvait être plus simple que le message de l’Evangile. Il n’est pas question de mériter son salut en faisant de son mieux, mais, par la foi, de se confier en Christ et dans ce qu’il a fait pour nous. Les Juifs pensaient que pour être en paix avec Dieu, les bonnes actions et les efforts personnels suffisaient.

 

Quand nous confessons que Jésus est Seigneur, nous prenons un engagement ferme. Il doit être le Seigneur et le maître de notre vie. Nous sommes appelés à le confesser ouvertement devant tous. Mieux encore, cette nouvelle est si merveilleuse qu’elle est pour tout chrétien un magnifique privilège et une source de joie.

 

Le reste fidèle (Lire 11.1-6)

 

« 1 Je demande donc: «Dieu aurait-il rejeté son peuple?» Certainement pas! En effet, je suis moi-même israélite, de la descendance d'Abraham, de la tribu de Benjamin. 2 Dieu n'a pas rejeté son peuple, qu'il a connu d'avance. Ne savez-vous pas ce que l'Ecriture rapporte au sujet d'Elie, quand le prophète adresse à Dieu cette plainte contre Israël: 3 Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont démoli tes autels; moi seul, je suis resté, et ils cherchent à m'enlever la vie ? 4 Mais quelle réponse Dieu lui donne-t-il? Je me suis réservé 7000 hommes qui n'ont pas plié les genoux devant Baal.  5 De même, dans le temps présent aussi, il y a un reste conformément à l'élection de la grâce. 6 Or, si c'est par grâce, ce n'est plus par les œuvres, autrement la grâce n'est plus une grâce. [Et si c'est par les œuvres, ce n'est plus une grâce, autrement l'œuvre n'est plus une œuvre.] »

 

Quand les Juifs ont rejeté Jésus, ce n’était pas la première fois qu’ils refusaient le dessein de Dieu ; l’Ancien Testament en apporte trop souvent le témoignage.

 

Depuis longtemps cependant, Dieu avait fait une promesse stimulante : quand l’ensemble de la nation désobéirait, quelques Juifs resteraient fidèles à Dieu. Dans sa grâce, le Seigneur a toujours fidèlement appelé et gardé ce reste.

 

A l’époque de Paul, la majorité des Juifs rejetait la foi chrétienne, mais cependant, quelques-uns ont cru. Après tout, Paul lui-même est la preuve, la mesure de la grâce de Dieu.

 

De l’espoir pour l’avenir (Lire 11.11-27)

 

« 11 Je demande donc: «Serait-ce pour tomber que les Israélites ont trébuché?» Certainement pas! Mais grâce à leur faux pas, les non-Juifs ont eu accès au salut afin de provoquer leur jalousie. 12 Or, si leur faux pas a fait la richesse du monde et leur déchéance la richesse des non-Juifs, cela sera d'autant plus le cas avec leur complet rétablissement. 13 Je vous le dis, à vous qui êtes d'origine non juive: en tant qu'apôtre des non-Juifs, je me montre fier de mon ministère 14 afin, si possible, de provoquer la jalousie de mon peuple et d'en sauver quelques-uns. 15 En effet, si leur mise à l'écart a entraîné la réconciliation du monde, que produira leur réintégration, sinon le passage de la mort à la vie?
16 Or si la première part de pain est sainte, tout le pain l'est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. 17 Mais si quelques-unes des branches ont été coupées et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches restantes et tu es devenu participant de la racine et de la sève de l'olivier, 18 ne te vante pas aux dépens de ces branches. Si tu te vantes, sache que ce n'est pas toi qui portes la racine, mais que c'est la racine qui te porte.
19 Tu diras alors: «Des branches ont été coupées afin que moi je sois greffé.» 20 C'est vrai. Elles ont été retranchées à cause de leur incrédulité et toi, c'est par la foi que tu subsistes. Ne fais pas preuve d'orgueil, mais aie de la crainte, 21 car si Dieu n'a pas épargné les branches naturelles, il ne t'épargnera pas non plus. 22 Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu: sévérité envers ceux qui sont tombés et bonté envers toi, si tu demeures dans sa bonté; autrement, toi aussi tu seras retranché. 23 Quant aux Israélites, s'ils ne persistent pas dans l'incrédulité, ils seront greffés, car Dieu est puissant pour les greffer de nouveau. 24 Si toi, tu as été coupé de l'olivier sauvage auquel tu appartenais par nature et greffé contrairement à ta nature sur l'olivier cultivé, à plus forte raison eux seront-ils greffés conformément à leur nature sur leur propre olivier.
25 En effet, je ne veux pas, frères et sœurs, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous preniez pas pour des sages: une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement jusqu'à ce que l'ensemble des non-Juifs soit entré. 26 Et ainsi tout Israël sera sauvé, comme le dit l'Ecriture:
Le libérateur viendra de Sion et il écartera de Jacob les impiétés. 27 Et telle sera mon alliance avec eux, lorsque j'enlèverai leurs péchés.  »

 

 

Dieu n’a pas voulu restreindre la grâce du salut au peuple Juif (« Allez [donc], faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Matthieu 28.19). Il a également accordé aux Gentils les bénédictions de l’Evangile, comme le relate le livre des Actes. Paul offrait le pardon de Dieu en Christ à tous ceux qui voulaient l’accepter.

 

L’attitude actuelle d’Israël à l’égard du Christ ne signifie pas que Dieu se désintéresse du Salut des Juifs. Ses promesses sont toujours valables, et Paul nous dit qu’un jour, leur destinée prendra une nouvelle direction. Si leur incrédulité a apporté une si grande bénédiction au monde, nous pouvons en attendre une encore plus grande quand ils se tourneront finalement vers le Christ et mettront leur confiance en lui.

 

Remarque finale : Dieu pourrait accomplir sa volonté dans ce monde sans notre coopération. Il désire cependant que tous acceptent volontairement et librement l’autorité de son Fils.

 

Ichtus (2)