David se leva et s’enfuit le même jour loin de Saül.

Il arriva chez Akisch, roi de Gath

(1 Samuel 21.10)

 

FUIR ? PEUT-ETRE, MAIS OU ?

 

David avait les plus sérieuses raisons de fuir Saül pour sauver sa vie, mais fallait-il pour autant qu’il se réfugiât chez un ennemi d’Israël ? On sait les conséquences que cette fuite entraîna, terribles pour les sacrificateurs et tous les habitants de Nob, tous massacrés.

 

David lui-même se vit contraint de mentir, de se faire passer pour fou. Pas si grave, me direz-vous ! Mais si peu digne de quelqu’un qui a reçu l’onction royale !

 

La crainte n’est pas bonne conseillère. Qu’aurais-je fait à la place de David ? Je ne sais pas. Mais j’imagine que Dieu se serait occupé de moi sans que je doive fuir hors du pays. David ne le fit-il pas plus tard ?

 

Sans comparaison, bien sûr… mais peut-être ne nous sentons-nous pas à l’aise dans notre communauté : incompréhension, jalousie, tensions, que sais-je ? Dieu n’a pas que des amis dans nos communautés : Faut-il les fuir pour autant ? Est-ce mieux dehors ?

 

Je parlais récemment à une ancienne campeuse, déçue de son église dont elle ne reçoit rien et qui, sans avoir perdu la foi, n’y va plus. Elle m’a semblé remuée lorsque je lui dis : « Tu n’y reçois rien ; mais n’as-tu pas quelque chose à y donner ?

 

L’exemple de David doit nous faire réfléchir. Notre place est « chez nous ». C’est à "Jérusalem d’abord" que doit s’exercer notre témoignage.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Richard Doulière)

Ichtus (2)