« Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent »

(Luc 24.31)

 

UN TEMPS POUR VOIR

 

 

Ils ont fait route avec Jésus le ressuscité et ont conversé avec lui sur les événements récents, mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître !

 

Reconnaissable, mais non reconnu : pourquoi ? Parce qu’ils sont limités ou parce que Dieu veut les exercer à voir réellement et les délivrer de la cécité spirituelle ?

 

Lors du repas avec ce compagnon inattendu, par son geste de rompre et de leur donner le pain après l’action de grâce, leurs yeux s’ouvrent !

 

Ce n’est qu’à ce moment-là qu’ils reconnaissent la présence effective du ressuscité !

 

Ces cécités spirituelles ne parsèment-elles pas le cheminement des croyants dans nos relations familiales et fraternelles, notre vie quotidienne ? Et Dieu intervient. Il s’avance à notre rencontre, fait route avec nous, discrètement ou incognito. Et si nous saisissons peu les choses d’en haut, croyons qu’il vient également pour ouvrir notre esprit, comme le rapporte encore Luc à la fin de son évangile.

Cette ouverture est opérée par Christ en personne. Qui d’autre pourrait le faire ? Aucune méthode, aucun instrument, aucun progrès en sciences humaines ne le permettra. Notre attente et notre soupir devraient être : « Ouvre mes yeux Seigneur ; ouvre mon cœur à ta grâce et à tes desseins ». Comme les deux disciples cheminant avec Christ, l’envoyé du ciel. Que ce ciel s’ouvre également pour chacun de nous !

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Bernard Fourmont)

 

Ichtus (2)