Tant que la terre subsistera, les semailles et les moissons,

le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas.

(Genèse 8.22 )

Ouvre mes yeux pour que je contemple les merveilles de ta loi

(Psaume 119.18)

 

EMERVEILLEMENT

 

Dans son livre témoignage, La nuit de feu, Eric Emmanuel Schmitt écrit : « Sur terre, ce ne sont pas les merveilles qui manquent, mais les émerveillés ».

 

L’écrivain raconte ensuite ses expériences au désert. Il a sûrement raison, mais j’ai tout de même envie de lui dire : comment s’émerveiller tandis que notre terre est remplie de violences et cruautés intolérables ? Néanmoins, l’émerveillement est possible puisque je l’ai rencontré. Ma conversion fut l’éblouissement devant l’incarnation, le Dieu de sainteté venant jusqu’à nous.

 

Et puis quoi, Dieu ne meurt pas et maintient les saisons. Pourrait-il renier sa propre fidélité ? Le soleil ne s’est pas éteint, la lune et les étoiles sont toujours à leur place.

 

C’est, hélas, vrai qu’il est tant d’innocents massacrés, mais les Hérode contemporains expieront un jour. Des milliers de foyers reçoivent encore le sourire des plus petits. Malgré les épouvantes, les mystères les plus troublants, malgré l’incrédulité, des frères et des sœurs connaissent la loi divine et la pratiquent, fidèles dans la persécution. Pensant à eux, je m’émerveille. Pensant à ma vie, je m’émerveille encore, découvrant chaque matin les richesses qui la composent.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Ivan Doulière)

 

Ichtus (2)