« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde »

(Matthieu 5.7)

 

DE LA COMPASSION A LA MISERICORDE

 

Heureux, dit en somme Jésus, ceux qui n'ont pas blindé leur cœur contre contre la pitié, qui ne l'ont pas fermé à la misère d'autrui, à leurs détresses, leurs angoisses, leurs persécutions.

 

La miséricorde est en effet la sensibilité à la misère ; c'est une compassion habituelle. La justice bafouée est source de souffrance. La miséricorde, elle, porte le chrétien vers ceux qui souffrent et le conduit à mettre tout en œuvre, dans la mesure de ses moyens, afin de l'atténuer. L'exemple en est, avant tout, la miséricorde divine.

 

La Bible la mentionne plus de cent fois. Et c'est Jésus qui en a donné le plus parfaitement l'expression concrète. Il est venu dans le monde en qualité de Fils afin de porter nos misères. Et nous savons à quel prix !

 

Qu'à son image, la compassion, en nous, devienne miséricorde ; qu'elle ne reste pas un sentiment passif, mais soit volonté arrêtée, pourtant en marche vers les autres, principalement vers nos frères. Ainsi donc, écrivait Paul aux Galates (6 :10) , pendant que nous en avons l'occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi.

 

Le chrétien n'impose pas la justice, mais il manifeste celle de Dieu à travers l'oeuvre de la miséricorde.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » – Richard Doulière)

 

Ichtus (2)