LA NOUVELLE NAISSANCE D'EMMA

 

 

Deuxième fille d’une fratrie de 5 enfants, mon père était athée et ma mère catholique pratiquante. En total désaccord en matière d'éducation, ils ont décidé que s'ils avaient des filles, elles iraient chez les Sœurs, et que s'ils avaient des garçons, ils iraient à l'école laïque ; et c'est ce qu’ils firent !

 

Les filles allaient donc au catéchisme et à la messe le dimanche, mais nous ne parlions jamais de Dieu à la maison.

 

Vers l'âge de 15 ans, j'ai senti un appel à servir Dieu. Mais je pensais qu' il fallait être religieuse pour le servir, alors je refusais d 'accepter cela car être « bonne-sœur » ne me tentait pas du tout !

 

Quand je me suis sentie fatiguée de résister à Dieu, j'ai capitulé. Mais, à partir de ce moment c'était comme si cet appel avait disparu.

 

Je trouvais que la vie n 'avait pas de sens et, parce que j' avais souffert étant enfant de maltraitance psychologique, je déprimais souvent. Entre 18 et 20 ans j’ai d'ailleurs eu des idées de suicide tenaces.

 

J'ai été croyante et pratiquante jusque vers l’âge de 25 ans, puis j'ai dit à Dieu : « Finalement la religion me déçoit beaucoup et je ne suis même pas sûre que tu existes. Je ne te connais pas vraiment, mais si tu existes et que tu es ce Dieu de miracle dont parle l'évangile, alors j 'aimerais te connaître. Mais prouve moi que tu es bien ce Dieu là » !

 

Quelques années plus tard, nous sommes partis, en famille, vivre et travailler en Afrique comme coopérants. Nous y sommes restés 7 ans et c’est là-bas, sur mon lieu de travail, qu 'un collègue africain a entrepris de me parler très souvent de Dieu et de Jésus . Comme il était sympa je l'écoutais et lui disais en me moquant un peu  : « je ne peux pas croire tes histoires, ce sont des fables". Mais comme il n'abandonnait pas, au bout de plusieurs mois je lui ai dit : «si un jour je crois à toutes "ces salades " tu diras à ton Dieu qu' il a fait un miracle ».

 

Fin octobre 83, JO, ce collègue, m' avait emprunté de l'argent pour finir le mois et devait me le rendre quand il aurait eu son salaire. Le lendemain midi, nous discutions dans son bureau (pour profiter de la clim) en attendant l'heure de rentrer chez nous, quand une personne qui n' avait pas de rendez-vous s'est présentée. Ce Monsieur travaillait à l'hôpital et demandait un entretien à JO. JO m’a alors demandé de me mettre derrière l'armoire-paravent ( je profiterais ainsi de la clim mais personne ne se douterait de ma présence).

 

Je me suis exécutée après lui avoir demandé de me prêter sa bible car je voulais lire en attendant le départ de celui qu'il allait recevoir. J' ai ouvert la bible au hasard et je lisais tout en écoutant leur conversation qui était fort intéressante pour moi : ce Monsieur était venu demander de l'argent à mon collègue et il répétait souvent : "ma femme et mes enfants n'ont rien à manger depuis 2 jours". Il avait entendu dire que ce chrétien était différent des autres.

 

Mon collègue JO lui a demandé s'il était croyant. Ce n'était pas le cas, alors il lui a parlé de l'amour de Dieu et de la Bible, en lui expliquant qu'il ne faut pas chercher Dieu dans une religion car le seul endroit où on peut le trouver c’est dans "sa Parole", la Bible. C'est là qu’Il se révèle etc , etc . . . Au bout d' un certain temps, ce Monsieur ne partant pas, JO s 'est levé et a donné à cet inconnu le billet qu' il m' avait emprunté la veille.

 

Je lisais alors Matthieu ch 5 v 13  : « vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde.

Si le sel s' affadit, avec quoi salera t-on ? » 

 

Au même moment, des écailles me sont tombées des yeux, et moi qui disais la veille que je ne croyais ni en Dieu, ni en diable, j' ai été convaincue à cet instant que Dieu existe et qu' il a un ennemi, Satan. J’ai reçu sur-le-champ la Foi comme un cadeau, et cette conviction ne m'a plus jamais quittée. Je me suis mise à dévorer l'évangile et à étudier les religions pendant 2 ans, car JO était protestant et je ne savais rien de ces chrétiens là.

Cela m' a pris 2 ans pour être convaincue que c’est la religion qui semble être la plus proche des « écritures ».

 

Après ma conversion, un évangéliste français, J.Louis Jayet est venu faire une "croisade" à Bangui et j' y suis allée car c'était tout près de chez moi. J’ai vu de mes yeux des paralytiques marcher et je n’ai plus jamais douté, ni de la bonté, ni de la puissance de Dieu.

 

Par la suite, comme tout le monde, j'ai connu des épreuves, mais Dieu m 'a montré combien il est fidèle et même si cela a pris des années, Il m' a libérée de la dépression et j' ai pu, en témoignant, amener quelques personnes à Christ.

 

Que la gloire lui revienne et que Dieu puisse se servir de chacun de nous pour que

d' autres personnes puissent Connaître Jésus, le Sauveur du monde.

 

Emma

 

Ichtus (2)