NOUVELLE NAISSANCE

 

De famille catholique, j’ai donc été éduqué dans la religion de mes parents avec tout ce que cela comporte, à savoir : catéchisme, communion solennelle etc...

 Parvenu à l’âge adulte, je n’allais à l’église que pour les baptêmes, mariages, enterrements...

J’étais chrétien mais non pratiquant, comme on dit communément.

 Ce n’est que bien plus tard, suite aux tracas de la vie, que j'ai commencé à prendre conscience malgré moi de l’existence de Dieu, et à me poser des questions. Comme on se sent seul et inutile dans ce monde ! Pourquoi est-on sur cette terre, à quoi sert-on ?

 Je viens d’un milieu pauvre et ouvrier où le travail a une place très importante. J’ai commencé à travailler très jeune, vers 17 ans.

 Après mon mariage j'ai été muté à Paris. Il a fallu que je m’habitue aux rigueurs du climat et à la mentalité de là-bas, ce qui n'était pas évident pour moi qui venait du Sud.

 Dieu n’était pas présent dans ma vie ; de plus je vivais dans un monde hostile et sans pitié, exerçant la profession de surveillant pénitencier. Je ne voyais que misère et déchéance humaine, confronté tous les jours à la violence des jeunes prisonniers sur le personnel mais aussi envers eux mêmes ; ce qui était le plus insupportable à voir et à comprendre.

 Après de longues années en région parisienne, j’ai enfin obtenu ma mutation dans le Sud. Je passe sur les soucis d’installation, mais le travail y était moins stressant et relativement plus calme. J’ai cependant fait une dépression suite aux traumatismes subis dans mon précédent travail  : mutineries, suicides, nuits blanches, 3 enfants en bas âge à la maison et soucis pour le financement de la maison en cours de construction...

 Mais, petit à petit, Dieu entrait dans ma vie : quand je faisais les nuits, je trouvais sur les tables des petits fascicules qui parlaient de Jésus. Ils disaient que Jésus m'aime et cela me touchait. Ils étaient facile à lire et me faisaient du bien. C’était différent de certaines autres littératures qui ne parlaient que de la fin du monde (TJ).

 Je faisais la route tous les jours (une heure à l'aller, autant au retour) j’ avais donc le temps de cogiter. Je commençais à aller mal (travail décalé, nuits, repas décalés). Sur la route, en pleurs, j’ai invoqué Dieu : « Si tu existes, viens à mon secours ! ».

 Après un long arrêt de travail, j'ai fait la demande d'un poste fixe  (avec des journées normales de huit heures et pas de nuits). Dieu, lui, savait déjà où il allait me mettre. Ce fut à l’infirmerie, où j'ai appris le travail d’aide soignant et ai pu m'épanouir.

 Quelque temps après, le collègue qui distribuait les fascicules chrétiens fut muté, lui aussi, dans mon service. Il faut savoir que ce collègue africain évangélisait et prêchait souvent la bonne parole sur son lieu de travail où il était connu de tout le monde . Il eut enfin l'occasion de témoigner auprès de moi puisque nous travaillions ensemble.

 Dieu a finalement fait concourir les choses pour mon bien et ainsi, j'ai pu connaître la Parole et la paix, grâce à ce collègue. Il m'a encouragé à l'accompagner dans son église. Je dois reconnaître que Dieu a alors répondu à mes supplications.

Il s’ est révélé à moi en utilisant ce collègue chrétien sur mon lieu de travail, car voilà qu'un beau jour, nous nous sommes agenouillés dans l’infirmerie et j’ai accepté Jésus-Christ comme Seigneur et Maître.

 Dans ce milieu où le péché abonde, la grâce surabonde.

 Mon regard sur les détenus a changé et j’ai pu, à mon tour, témoigner autour de moi depuis ma conversion.

 Depuis ce jour, j’expérimente la grâce de Dieu et j'essaie de suivre sa Parole et de mettre en pratique ses enseignements.

 Je remercie le Seigneur pour sa grâce et sa patience à mon égard .

 

Salvador

 

Ichtus (2)