« Abandonne tes orphelins, c’est moi qui les ferai vivre,

et que tes veuves mettent leur confiance en moi ! »

(Jérémie 49.11)

 

ELLE N’AVAIT QU’UN FILS

 Suivi de ses disciples et d’une grande foule, Jésus allait à la ville de Naïn. Devant la porte de la ville, il rencontre un cortège qui suit un cercueil. On allait ensevelir le fils unique d’une veuve. Quel contraste entre ces deux cortèges : l’un ayant à sa tête le Prince de la vie et l’autre victime de la mort impitoyable, qui avait frappé sans se préoccuper des douleurs, sans épargner cette veuve qui n’avait qu’un fils !

 Malgré la sympathie de la foule pour cette pauvre mère, rien ne pouvait apaiser la douleur intense et la désolation causées par la mort. Jésus, qui a déclaré être la résurrection et la vie, ressentait intensément la douleur des hommes.

 En présence de la mort, il fut ému de compassion et dit à la mère : Ne pleure pas. Qui aurait pu parler ainsi face à un nouveau deuil sinon lui, l’homme divin qui savait unir sa profonde sympathie à la puissance qui allait ramener à la vie cet enfant ? Jeune homme, lève-toi, lui dit-il, et le garçon s’assit et se mit à parler. Jésus sut manifester en même temps son tendre amour et sa puissance en cette triste circonstance. « Ne pleure pas », tel est aujourd’hui ce que Jésus peut dire à tous, parents, amis, qui traversent le deuil en ces jours actuels cruellement troublés.

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Albert Nouguier)

Ichtus (2)