« Conducteurs aveugles qui retenez au filtre le moucheron et avalez le chameau ! »

(Matthieu 23 :24)

 

HUMOUR

 

Qu’est-ce donc qu’il m’est souvent demandé de conserver, mais que je me reproche encore de trop posséder ? L’humour, bien sûr. Ma consolation est de ne pas l’avoir pratiqué dans la prédication. Pourtant, il est familier chez les Anglo-Saxons.

 Dans les années 50, la fille de William Booth vint dans la cathédrale de Lausanne. Elle commença son prêche par une note humoristique. Lors de la réunion privée qui suivit, ignorant qu’il s’agissait du corps pastoral, elle dit à l’un des pasteurs : « Avez-vous reçu Jésus dans votre cœur ? » « Vous savez, je suis pasteur », répondit-il timidement. La réponse fut savoureuse : « Ca ne fait rien, Dieu peut sauver même le plus grand pécheur ! ».

Le Seigneur n’utilise-t-il pas l’ironie, comme en témoigne notre verset ? Et Elie pour décontenancer les faux prophètes ?

 Dans une discussion trop vive, l’humour dédramatise, fait passer un souffle léger : sourire parmi les visages glacés, feutrine sur gants sans velours.

 Méfions-nous de ceux qui n’en ont pas, ils peuvent s’avérer méchants. Si vous plaisantez, ils vous foudroient du regard comme si vous aviez offensé le monde entier.

 Certes, l’humour peut, hélas aussi, banaliser le péché. Quelle chance de pouvoir couper la télé quand il y devient obscène, blessant, voire ordurier !

Que Dieu nous préserve de la sécheresse et de la désinvolture !

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes » - Ivan Doulière)

Ichtus (2)