« J’ai crié, et tu n’écoutes pas !  »

(Habakuk 1.2)

 

UNE PROPHETIE EN MARCHE

 

Le prophète dit son incompréhension devant la violence, l’injustice, l’apparent triomphe des méchants. Dieu aurait-il cessé d’être lui-même, ses yeux d’être trop purs pour voir le mal ?

 

Notre situation est pire encore ! Dieu, si souvent, nous semble sourd, comme indifférent.

 

Au temps d’Habakuk, il envoya les Chaldéens châtier son peuple. Est-ce maintenant Daech ? Il est encore le Dieu saint. S’il semble indifférent, c’est l’effet de sa patience. Le jour vient où il jugera les nations ainsi que son peuple tiré d’entre les nations. Ce dernier devra rendre compte des Lumières et du mandat reçus. Mais alors s’accomplira la promesse : « La terre sera remplie de la connaissance de la gloire de l’Eternel comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent » (Habakuk 2.14).

 

On en semble si loin ! Pourtant, c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son terme, elle ne mentira pas ; si elle tarde, attends-là. Car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement (Habakuk 2.3).

 

Nous aimons notre Seigneur, aussi souffrons-nous de le savoir inconnu, méprisé, sali… Mais le désordre lui-même est une invitation à regarder au-delà, à vivre dans l’attente reconnaissante de la promesse en marche. Elle ne mentira pas. Ce n’est pas en vain que la création elle-même soupire et l’attend dans les souffrances de l’enfantement (Romains 8 :19-22*) !

 

(Extrait des « Méditations Quotidiennes – Richard Doulière)

 

*

19 De fait, la création attend avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. 20 En effet, la création a été soumise à l'inconsistance, non de son propre gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise. 21 Toutefois, elle a l'espérance d'être elle aussi libérée de l'esclavage de la corruption pour prendre part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu. 22 Or nous savons que, jusqu'à maintenant, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'accouchement. 23 Et ce n'est pas elle seule qui soupire, mais nous aussi, qui avons pourtant dans l'Esprit un avant-goût de cet avenir, nous soupirons en nous-mêmes en attendant l'adoption, la libération de notre corps.

(Romains 8 : 19-22)

Ichtus (2)