« Mais moi, je vous dis…

(Matthieu 5.22 ; 5:28 ; 5:32 ; 5:34 ; 5:39 ; 5:44)

 

Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée »

(Matthieu 22 :37)

 

CONTRASTE

 

Une constatation m’étonne et me chagrine toujours, c’est la disproportion qu’il y a entre nos raisonnements et l’enseignement de Jésus. Elle peut s’avérer flagrante. Un exemple parmi beaucoup d’autres, Jésus déclare : Si on te demande ta tunique, donne aussi ton manteau. Alors que, lorsque nous sommes généreux, il y a toujours quelqu’un, même parfois un frère ou une sœur, pour nous mettre en garde. « Méfiez-vous, on compte trop sur votre bonté, attention à ceux qui sonnent à votre porte. Vous ne pensez pas assez à votre avenir ! ».

 

Face à notre manière de parler, le Seigneur nous oppose sa radicalité : Mais moi, je vous dis… Quand nous exigeons une contrepartie à notre désir de réconciliation, il réclame de nous simplement l’amour et la bénédiction de nos ennemis !

 

A une certaine époque, lorsque j’enseignais que la conversion est un état d’esprit, on m’aurait presque soupçonné de mettre en cause la transformation du cœur, oubliant l’appel à aimer de toute notre pensée.

 

Chaque fois que nous réagissons d’une façon ou d’une autre, posons-nous plutôt la question : et lui, notre Seigneur, qu’en penserait-il ?

 

(Extrait des « Méditations quotidiennes » - Ivan Doulière)

 

Ichtus (2)