Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché,

parce que la semence de Dieu demeure en lui et il ne peut pas pécher,

parce qu'il est né de Dieu.

(1jean 3.9)

 

 

ENFANT DE QUI ?

 

Dans les versets 4 à 10 du chapitre 3 de son épître, Jean précise sa vision des deux voies possibles – qu'il présente ici sous l'aspect de deux « familles ». Il est important de garder à l'esprit que rien de ce qui est écrit ici n'a pour but de faire douter les véritables enfants de Dieu de leur salut. La question du péché dans la vie du chrétien est un point très sensible, tellement sensible que Jean a fait une mise au point à ce sujet dès les premiers paragraphes de sa lettre : nous vivons dans l'illusion... Et encore : Si, toutefois, il arrivait à quelqu'un de commettre un péché, nous avons un Défenseur auprès du Père : Jésus-Christ le juste. L'apôtre ne va pas ensuite se contredire ! Aucun chrétien n'est encore parfait et aucun ne sera définitivement débarrassé du problème du péché avant de voir Jésus tel qu'il est.

L'apôtre écrit en termes absolus, mais son intention est de souligner les deux orientations possibles. Les chrétiens ne sont pas parfaits – mais ils viveent tournés vers l'apparition, tendus vers ce jour où ils seront rendus semblables à Christ. Aujourd'hui, nous pouvons avoir plus ou moins un « air de famille », mais il y a bien quelque chose. Pour celui qui est né de Dieu, le péché sera jusqu'au bout une anomalie et une source de tristesse, d'insatisfaction, de dégoût.

 

(Extrait des « Méditations quotidiennes – Robert Souza)