« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes;

je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. »

(Matthieu 5:17)

 

LA LOI DE LA LIBERTE

 

« Une loi injuste est celle qui ne prend pas racine dans la loi éternelle et naturelle. Toute loi qui permet à la personne humaine de se réaliser est juste. Toute loi qui la dégrade est injuste ». Ainsi enseignait Thomas d'Aquin. Peut-être avait-il à l'esprit le Décalogue, la base juridique par excellence, d'où découlent finalement beaucoup d'autres lois. Privées de lois, une nation et une société sont livrées tôt ou tard à l'anarchie, au chaos, à la difficulté sinon à l'incapacité de vivre ensemble.

Mais il est tout aussi vrai que trop de lois finissent par étouffer la liberté, sans laquelle aucun homme ne peut s'épanouir, quand elles ne finissent pas par voiler l'essentiel.
Voilà pourquoi Jacques avait tellement raison de nous parler de la loi de la liberté, une discipline à la fois inspirée et volontaire. Non pas la suppression des lois divines, mais leur accomplissement par le cœur et le secours de l'Esprit Saint.

La loi est bonne et nécessaire, mais par notre impuissance à la réaliser tout entière, elle est devenue l'insupportable tension entre le désir du bien et la séduction du mal (Romains 7.21-25), comme une malédiction sur nous. En mourant sur la Croix, et par sa vie qui nous offre sa loi royale, Jésus s'est fait bénédiction.

 

(Extrait des « Méditations quotidiennes – Ivan Doulière)

 

 

« 21 Je découvre donc cette loi: alors que je veux faire le bien, c'est le mal qui est à ma portée. 22 En effet, je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon être intérieur,

23 mais je constate qu'il y a dans mes membres une autre loi; elle lutte contre la loi de mon intelligence et me rend prisonnier de la loi du péché qui est dans mes membres.

24 Malheureux être humain que je suis! Qui me délivrera de ce corps de mort?

25 J'en remercie Dieu, c'est possible par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi donc, par mon intelligence, je suis esclave de la loi de Dieu, mais par ma nature propre je suis esclave de la loi du péché.»

(Romains 7:21-25)

 

Commentaire extrait de la Bible Etude Louis Segond 21

sur Romains 7:20-25



La lutte contre le péché :

"C'est le diable qui m'a poussé à le faire."

"Ce n'est pas moi qui le fait,mais le péché en moi."

Ces excuses ont beau être légitimes, nous sommes responsables de nos actes. Nous ne pouvons invoquer la puissance du péché ni celle de Satan comme excuses, puisque ce sont des ennemis déjà vaincus.

Si nous ne nous appuyons pas sur l'aide de Christ, le péché à raison de nous et nous sommes incapables de nous défendre contre ses attaques. Voila pourquoi nous ne devrions jamais l'affronter tout seuls.

Celui qui l'a définitivement vaincu promet de combattre à nos côtés. Recherchons son secours et nous ne céderons pas au mal.

L'autre loi qui lutte, c'est notre nature pécheresse. Elle représente notre vulnérabilité face au péché et renvoie à tout ce qui, en nous, est fidèle à notre ancien style de vie plutôt qu'à Dieu.

L'expérience chrétienne quotidienne est marquée par une tension: nous trouvons les commandements de Dieu bons, mais nous ne parvenons pas à les respecter, et c'est souce de souffrance pour nous.

Cette luttte intérieure était aussi réelle pour Paul qu'elle l'eest pour nous.

Cependant il nous apprend à y faire face : chaque fois qu'il se sent perdu, il retourne au point de départ de sa vie chrétienne et se rappelle qu'il a déjà été libéré par Jésus-Christ.

Lorsque nous nous sentons désorientés et submergés par les attraits du péché, suivons son exemple. Remercions Dieu de nous avoir libéré par Jésus-Christ et permettons à sa puissance de nous conduire à une véritable victoire sur le mal.