La terre était corrompue devant Dieu, elle était pleine de violences.

Dieu regarda la terre et constata qu'elle était corrompue,

car tout le monde avait corrompu sa conduite sur la terre.

(Genèse 6 :11,12)

 

 

LA FIN DU MONDE

 

Qui peut croire cela ? Au temps de Noé, personne manifestement. Même si l'arche avait plus qu'assez de place pour accuillir ceux et celles qui l'auraient voulu, personne ne prit Noé au sérieux. Pourtant l'orage grondait. Toute une civilisation arrivait à sa fin logique. Non par des ennemis extérieurs ! Par un suicide lent et déterminé. Au temps de Noé, ceux qui sont restés fidèles au Dieu Créateur se limitent à une seule famille. Le savoir-faire, sans doute très avancé, n'avait eu aucun impact sur le savoir-vivre.

Le jugement devint inévitable. Quelque part dans les plaines du monde antédiluvien, un homme se mit à construire une arche gigantesque. Mais personne ne le prit au sérieux. Le point de vue divin n'avait plus cours.

Sauf pour Noé. Voici un homme différent et seul. Un homme avec une vision et une passion. Un homme de foi -il en fallait!- et un homme intelligent. A la mort de son grand-père, il était le seul juste sur terre... Son message et son entreprise ne pouvaient plus être compris. C'est tellement plus agréable de se laisser dériver avec le courant ! De suivre la majorité, n'est-ce pas plus sûr ?

Mais Noé continua à travailler. L'appel de Dieu ne nous épargne pas la fatigue ! Quand l'arche fut prête, pour entrer et vivre, il fallait quitter et « mourir ». Même en son temps, on ne pouvait échapper à la logique du Fils de l'homme

 

(Extrait des « Méditations quotidiennes – Egbert Egberts)